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Les professionnel.les de la petite enfance sont en colère !

Si vous dites « Pas de bébé à la consigne », bon nombre de personnes, majoritairement des professionnels petite enfance vont comprendre … La grogne, ayant donné son nom à un collectif en 2009, s’amplifie. Aujourd’hui, les professionnels de la petite enfance alertent sur un projet de réforme, mené par Adrien Taquet, secrétaire d'État en charge de l'enfance et des familles auprès du ministre des Solidarités et de la Santé.
Alors que prévoit cette réforme ?

La réforme porte sur différents point dont les principaux sont :

Le taux d’encadrement : Actuellement, un.e professionnelle peut accueillir 5 bébés (des enfants non marcheurs) ou 8 enfants marcheurs. Dans certains cas l’adjoint.e de direction peut désormais être pris.e en compte. Je vous laisse imaginer la scène : Il est 10 heures, ledit/ladite professionnel.le doit donner un biberon à un bébé ; un autre s'endort et il faut le coucher ; un autre pleure à chaudes larmes, il faut le consoler ; le quatrième a une selle débordante, il faut le changer rapidement ; le cinquième est fiévreux, il faut s’en assurer, ouf le sixième dort ! Je ne parle pas du téléphone qui sonne, de la stagiaire à former, et de l’envie pressante d’aller aux toilettes qui tiraille notre professionnel.le au top de sa forme !
Le ratio 40% de professionnel.les qualifié.es et de 60% de personnels non qualifiés n’est pas respecté puisque la réforme prévoit également que les apprentis soient comptés dans ce taux d’encadrement
L’accueil en surnombre serait également possible et ce, 8h par jour, à hauteur de 115%, évidemment sans augmentation de matériel, ni personnel …

L’espace : Actuellement la surface minimale intérieure est de 7 m² par place. La réforme la réduirait à 5.5 m² en zone dense. Selon le lieu d’habitation, la réglementation serait donc inégalitaire. Ainsi, les jeunes enfants de villes très peuplées dont les familles connaissent déjà des difficultés de logement et d’espace habitable, seraient pénalisées. En extérieur, la réforme mentionne « de préférence 2m2 par place autorisée », ce qui est dérisoire au regard des besoins des jeunes enfants. On en rirait presque si cela ne nous faisait pas pleurer.

La prise de direction : Elle serait accessible à des personnes n’ayant pas d’expérience professionnelle de terrain pour gérer un établissement jusqu’à 40 berceaux. Être gestionnaire n’est pas suffisant pour encadrer des équipes qui aspirent à mettre en œuvre des pratiques de qualité.

Les analyses de pratiques : indispensables pour comprendre, donner du sens, de la cohérence au travail de toutes les équipes de la petite enfance, ces temps de réunion sont prévus à hauteur d’1/2h par mois. S'il est louable de les mentionner, le temps qu'on leur octroi reste insuffisant.

La loi d’accélération et de simplification de l’action publique (loi ASAP) datant de décembre 2020 a lancé la réforme de l’accueil de la petite enfance par ordonnance.
Mais que sont donc devenus les préconisations du groupe de travail des « mille premiers jours de l’enfant » mené par Boris Cyrulnik, remis en septembre 2020 ??
Si la proposition phare du congé paternité d’un mois, a été retenu, il n’en est rien des autres propositions, toutes aussi importantes …
La colère des professionnel.les de la petite enfance est bien légitime. Je m'y associe.
Ils se battent pour les enfants d’aujourd’hui, les adultes de demain, mais aussi pour des conditions de travail dignes mais qui hélas, se dégradent au fil des ans.

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